Conques de 1900 à 1939

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    1914...Le clocher de l'église.

    1914...Le clocher de l'église.

    En 914 fut décidé par la Mairie de Conques la réfection du clocher dont la flèche, en très mauvais état, menaçait de tomber. Il fut convenu de la remplacer par un mur surmonté de crénaux formant un étage qui contiendrait le mécanisme de l'horloge à quatres cadrans transparents de 1,80 mètres de diamètre et dont la cloche serait placée au sommet de la tour dans un beffroi métallique surmonté d'une croix. C'est l'entreprise Jean Pradel de Conques qui effectua ces travaux. l'entreprise Christian Netzer de Carcassonne quant à elle, s'occupa de la façade de l'église. Les étages supérieurs furent remis à neuf par un piquage des pierres dont certaines furent remplacée et par la réfection des joints. Les façades de l'église touchant au clocher furent aussi restaurées (côté porte principale et côté presbytère). La nouvelle horloge fut installée par Mr. Victor Nègre de Montolieu. Au dessus de la porte d'entrée (côté extérieur droit, sur la façade de l'église) on remarque une pierre sur laquelle sont sculptées uns date 1914 et deux lettres N C. La date étant celle de l'année des travaux et les deux lettres les initiales de Netzer Christian l'entrepreneur Carcassonnais.  
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    innondation1930

    innondation1930

    MARS 1930 : Le Sud-Ouest ravagé par les inondation...De fortes pluies, débutant le 28 Février 1930 pour ne s'arrêter que vers midi et coïncidant avec la fonte d'un manteau neigeux important, provoquèrent une crue historique des cours d'eau du Sud-Ouest de la France. L'Aude est devenue énorme après avoir reçu ses affluents de la Montagne Noire dont l'Orbiel. Ce fleuve a roulé des débits insensés, son niveau à côté 7,46 mètres le 3 Février à Moussoulens. Les crues du Sud-Ouest eurent un bilan déplorable, on compta des centaines de personnes noyées ou disparues, des troupeaux entiers de bétail décimés, des milliers de maisons éventrées et les équipements électriques, routiers ou ferroviaires malmenés. L'Orbiel, ce cours d'eau, ordinairement inpffensif et si chétif d'apparence, qui descend de la Montagne Noire, à totalement ruiné le village de Mas-Cabardès, où la désolation est à son comble. La rue principale devint vite un nouveau lit de la rivière. Trente maisons sont démolies, toutes les autres sont endommagées et quelques unes sur le point de s'écrouler. Les habitants sont demeurés, même après le sinistre, 6 jours sans communications. Même scène d'horreur aus Ilhes. A lastours la manufacture de draps des frères Roger et quelques habitations bâties sur la rive droite furent anéanties et emportées par les flots déchaînés. L'entrée du village a été complètement modifié par la crue. Une partie de la chaussée, le parapet longeant la rivière et les rails du tramway ont été emportés, un troupeau de 50 moutons a été noyé. Dix wagons à pleine charge de 10 tonnes ont été enlevés de la gare de tramway de Lastours par le courant et l'un d'eux est allé  buter le pont de Limousis en contre-bas, écroulant entièrement l'ouvrage. Conques a été, également, gravement éprouvé, diverses maisons, nottament la gendarmerie, ont beaucoup souffert, ainsi que les prairies des Saptes. Plus bas, à Villalier plusieurs maisons ont été démolies, à la sortie du village, route de Carcassonne, la chaussée a été emportée sur plus de 60 mètres, les rails du tramway ont été tordus et arrachés par le force des eaux en furies. La vallée de l'Orbiel a subit d'énormes pertes humaines, il faudra une grande solidarité financière nationale et une énergie humaine considérable pour permettre aux régions touchées de réparer les dégâts des eaux et réhabiliter les voies de communication. Le président de la République Paul Doumergue annoncera le 7 Mars une aide d'urgence de 1 Milliard de Frances. La décrue sera complète le 24 Mars. Le bilan définitif sera de un millier de morts.
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    les tramways de l'Aude

    les tramways de l'Aude

    La gare des tramways à vapeur de l’Aude est située entre le jardin des plantes et le port du Canal du Midi, à proximité de la gare S N C F. C’est le point de départ des lignes et en particulier celle qui nous intéresse : Carcassonne-Conques-Lastours. Il y a deux classes de voitures de voyageurs. En première on a droit à des sièges capitonnés garnis de draps couleur mastic et des stores aux fenêtres, en seconde on se contente de banquettes en lattes de bois.  Chaque voiture est éclairée par deux lampes à huile qu’un préposé est chargé d’allumer et d’alimenter. La ligne Carcassonne-Lastours est ouverte le 5 février 1902 jusqu’à Conques et le 15 février 1903 jusqu’à Lastours. Parmi les voyageurs, on trouve des ouvriers qui empruntent ce moyen de locomotion pour rejoindre les chantiers miniers de Salsigne et La Caunette.  La première halte se situe à l’Octroi, lieu-dit Saint Paul, après le pont ferroviaire route Minervoise. Ensuite le convoi longe le bord du canal, effectue trois arrêts : Saint Jean, Pont Rouge, carrefour de Bezons. De là, il s’engage sur la nationale, côté gauche de la chaussée, jusqu’en gare de Conques située au carrefour de la route de Villegailhenc et de la route de Lastours. Un quai de 12 mètres de long sert aux échanges de marchandises. Il y a une voie principale de passage et une seconde où stationnent des wagons de marchandises. On remarque un trafic important grâce au développement industriel de la vallée. L’extérieur est le monde des hommes, l’intérieur de la gare celui des femmes, traditionnellement  recrutées dans le village : Marguerite Fabre et Jeanne Ronza sont  à la fois téléphonistes et receveuses de tickets, elles doivent se trouver à leur poste une demie-heure avant l’arrivée et après le départ de chaque train. Pierre Panouillé, le cantonnier, s’occupe de l’entretien des voies. Toutes les petites gares sont reliées entre elles par téléphone. Au départ de Conques pour Lastours, le tramway emprunte un petit pont de pierre, toujours visible de nos jours, qui enjambe le ruisseau de Font-Parazol. La voie longe un chemin de vignes jusqu’au domaine de Saint Angel, là une passerelle métallique de 13 mètres de long, avec passage aménagé pour les piétons, a été construite afin de permettre au convoi et aux promeneurs de traverser le ruisseau de Russec. Deux blocs de bétons supportant la passerelle sont encore présents des deux côtés des rives, sous les ronces. Il marque un arrêt facultatif à la halte de Salitis, puis se dirige jusqu’au prochain arrêt   Vic-La Vernède  où il retrouve la départementale qu’il ne quittera plus. Les prochains arrêts sont : Lassac et  La Caunette  importante gare (toujours conservée) au croisement des routes de Salsigne et de Lastours où descendent les ouvriers travaillant dans les mines aux alentours. Un dernier arrêt, au Moulin d’Artigues  situé dans un endroit où la route se rétrécit. Entre la paroi de la Montagne et la rivière Orbiel, le convoi s’enfonce dans un tunnel de 26 mètres de long creusé en courbe dans la roche en 1902, se dirige lentement vers le terminus dans le calme et la beauté de cette vallée. La voie longe le côté droit de la chaussée et déjà le village de Lastours avec ses quatre châteaux en fond apparaît dans toute sa splendeur après un périple de 1h environ. La gare possède toutes les installations nécessaires comme les bâtiments des voyageurs, la halle et son quai, la remise pour la machine, le château d’eau et sa plaque tournante. En 1932, la Compagnie des Tramways à vapeur de l’Aude dépose le bilan, victime du progrès. On goudronne les routes et les rails par la même occasion, ce qui permet aux camions et aux autobus  d’emprunter les  voies  des trains. La route est  en train de l’emporter sur le rail. On déplore la fermeture de la ligne en janvier 1933. Dans le paysage, le petit train laissera la place aux autobus mais dans bien  des esprits son image restera gravée à jamais.                                                                                                                                                                                  
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